PHOENIX


Le collodion humide est composé entre autres de deux éléments principaux, le collodion Cooper et le nitrate d'argent. Séparément, ils sont tous deux utilisés en médecine, pour la cicatrisation. Ensemble, ces deux éléments forment une émulsion photographique sensible semblable à une fine peau étalée sur plaque de verre.

Cette pellicule sèche peu à peu dès la préparation à la prise de vue, jusqu'à la fin du développement de la photographie. Elle finit par se durcir, se rétracter, parfois se craqueler et souvent changer de couleur. Le parallèle entre cette texture et celle de la peau cicatrisée des grands brûlés étant évident, j'ai décidé d'utiliser le collodion humide pour traiter ce sujet.
L’être humain est gêné face à la différence. Partager, montrer, c’est briser des silences qui mettent mal à l’aise. Parce que ce qui blesse, c'est le regard des autres, l’ignorance. Ces photographies sont un message de tolérance et d’espoir pour toutes les personnes qui sont contraintes de vivre avec leurs marques.

"Etre un grand brûlé c’est apprendre à vivre avec un corps marqué, réparé, cabossé, un corps qui tous les jours nous rappellera le jour où tout a basculé."
-Clélia Lebreton

Clément MARION

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